RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, le 4 mai, 2006 Lors dune cérémonie originale organisée en République centrafricaine, les Gbayas ont accueilli solennellement le Nouveau Testament dans leur langue, à la manière dont on accueille dhabitude un animal ramené par les chasseurs.
Dans ce cas, cependant, ce sont 25 années de partenariat et deffort de léquipe qui ont abouti, le 15 janvier dernier, à la dédicace du Nouveau Testament en gbaya à Berbérati, en République centrafricaine.
Le projet a été entrepris en 1980 par les chrétiens de lÉglise évangélique baptiste et les missionnaires de la Mission baptiste suédoise dans louest de la République centrafricaine. La traduction a été faite dans un dialecte gbaya largement parlé dans louest du pays.
À la fin des années 1990, Lévy Kpata, Hénoc Ngando et Fanny Maka ainsi quun exégète suisse de la SIL, Christoph Ruckstuhl, sont venus sajouter à léquipe de traduction composée au départ de Emmanuel Bebet et de Robert Touka. Une fois la traduction du Nouveau Testament terminée, lÉglise locale a demandé à la Société biblique en Centrafrique de la publier. Cette dernière sen est donc chargée, avec le soutien de lAssociation pour la traduction de la Bible et lalphabétisation en République centrafricaine (une associée de la SIL) et de lAlliance biblique universelle.
Des représentants de toutes les associations qui avaient participé au travail se sont joints aux chrétiens de la région et aux dignitaires du gouvernement pour accueillir le Nouveau Testament tandis quil était apporté à la cérémonie de dédicace. La prière douverture a été prononcée en gbaya par Phil Noss, ancien chef du service traduction de lABU, qui parle cette langue depuis son enfance. Le sermon, apporté par le coordinateur du projet de la SIL, était également en gbaya, et le représentant du gouvernement dans la région a salué larrivée de cette nouvelle traduction avec enthousiasme, encourageant les Gbayas à la lire, à létudier et à lappliquer dans leur vie.
M. Noss a expliqué ensuite quil sagissait du premier ouvrage biblique publié depuis des années dans une langue de la République centrafricaine autre que la langue officielle, le sango.
« Le fait davoir ainsi célébré une langue locale a été un geste très important qui a donné le ton de la journée », a-t-il souligné.
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